12 trucs pour profiter pleinement du week-end et revenir plus reposée au travail

Le dimanche en fin d’après-midi, as-tu le blues de la fin de semaine qui s’achève? Ton esprit se met déjà à planifier tout ce que tu auras à faire au bureau, la liste des repas de la semaine, les activités des enfants et les tâches ménagères qui n’ont pas été faites? Déjà, tout cela te pèse? Es-tu atteinte du syndrome des fins de semaine insatisfaisantes?

Fais peau neuve et améliore ton week-end. C‘est le moment stratégique pour recharger tes batteries. Ne le gâche pas en étendant tes heures de travail, en te construisant un agenda de PDG et en brûlant la chandelle par les deux bouts en faisant du ménage sans fin.

C’est un combat de tous les instants, ça demande du travail sur soi, mais on y arrive. Quand j’échoue, je me répète : « Ce n’est pas grave, tu te reprendras le week-end suivant ». Être indulgente envers soi-même c’est important.

Voici donc quelques trucs pour améliorer vos fins de semaine :

1 – Déconnecte-toi!

Tu as le shake si tu passes plus d’une heure sans vérifier si tu as reçu un texto, un courriel ou un Messenger? Tu as peur de manquer une nouvelle, de te faire critiquer (par des amis, la famille ou les collègues de travail) ou de rater une urgence?

D’abord, quand tu es toujours joignable, les gens s’attendent à ce que tu répondes illico. Mais à l’inverse, si personne ne s’attend à ce que tu décroches parce que ton cellulaire est toujours en mode vibration, perdu avec des vieux bonbons et des cennes égarées dans le fond de ta sacoche, il y a alors beaucoup moins de pression sur tes épaules. C’est très dur, on ne peut pas toujours le faire, mais essayer le plus souvent possible t’apportera du calme et de la paix.

Au début, tu seras très nerveuse et peut-être même frustrée de ne pas pouvoir t’occuper les mains au moindre temps libre, mais tu t’apercevras vite que cela est très bénéfique pour ton cerveau qui est surstimulé et qui a besoin de repos. Tu seras beaucoup plus reposée, tu seras nettement plus productive au retour au travail et tu auras la nette impression d’avoir réellement pu décrocher.

2 – Ne planifie pas trop ta fin de semaine!

Lorsque le calendrier de la fin de semaine est surbooké de soupers, de cours pour les enfants, de fêtes, de loisirs, de projets et de rendez-vous, même si ces évènements sont plaisants, il se peut que la journée venue, ils t’apparaissent comme une obligation. En te gardant des moments libres, cela permet de mieux s’adapter à ton envie du moment, de te sentir dégagée d’une panoplie de responsabilités, d’obligations et de contraintes.

3 – Fais appel à ta créativité!

Essaie un cours de poterie, de tricot, dessine ou fais du coloriage, danse, chante, fais du scrapbooking, de la peinture, de l’origami, prends un cours de sculpture, de chant ou apprends à jouer d’un instrument de musique.

L’art a cette faculté de te transporter sur une autre planète où le temps n’existe plus. En psychologie positive, on appelle cela le flow. Pratiquer une activité pour notre simple plaisir (et non pour être productive, performante ou se dépasser) éloigne les soucis. Pas besoin d’être un Picasso ou un Van Gogh.

En Arizona, il existe des clubs de coloriage. « Il est facile de dédaigner ce genre d’activité […] Le coloriage pour adulte, ronchonnent les ronchons, est une forme d’infantilisation de masse […] Ce n’est même pas créatif!. […] Mais ces réprobations n’ont aucune importance ». (Onstad. 2018 : 148-149). Les effets positifs du coloriage ont été avérés dans une étude qui confirme que le niveau d’angoisse des participants a diminué (Idem). Je me confesse, personnellement, ma fille n’a pas à me prier pour que je colore avec elle … j’aime ça, ça me détend!

« Au bout de trois quarts d’heure d’art plastique, le taux de cortisol (un marqueur de stress) avait considérablement diminué chez 75% des sujets. Ces gens n’étaient pas des artistes ; personne ne se portera acquéreur de leurs barbouillages. Mais peu importe la qualité du travail, semble-t-il, l’acte créatif en lui-même influe profondément sur notre bien-être » (Onstad. 2018 : 192).

L’important c’est de trouver une activité que tu aimes
et qui te permet de t’évader.

4 – Passe du temps dans la nature!

La nature est grandiose, puissante  et fascinante. « L’état de fascination nous ramène dans le moment présent […] et rend la vie un peu plus satisfaisante ». (Onstad. 2018 : 192). La nature, c’est aussi l’air frais, le silence et l’absence des bruits stressants de la ville. Ceci permet de réduire le stress.

Il existe même à l’université John F. Kennedy en Californie une discipline relativement nouvelle, l’écothérapie, qui « consiste à mettre le patient en contact avec la nature dans le cadre d’un traitement physique et psychologique » (Onstad. 2018 : 199). L’écothérapie au Royaume-Uni serait reconnu par le milieu médical  « comme une forme légitime de traitement du mal-être » (Onstad. 2018 : 201).

5 – Coupe-toi du travail!

Si tu le peux, coupe le lien avec le travail. Évidemment, il y a des semaines où c’est peut-être impossible, mais si tu peux le faire en général le week-end, tu ressentiras un gain.

 

« Depuis la publication des premières études sur la productivité dans les années 1900, les experts se sont aperçus que c’est en travaillant huit heures par jour qu’un travailleur est le plus productif et jusqu’à quarante heures par semaine […] Il peut y avoir des gains dans une augmentation du nombre d’heures à court terme, mais après la deuxième semaine à ce rythme effréné, la productivité chute rapidement. […] Une étude de John Pencavel de l’université de Stanford a démontré que la réduction du temps de travail augmente le taux de productivité » (Onstad. 2018 : 47). Bref, travailler davantage d’heures, contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est improductif. Réfléchis à ceci lorsque ton esprit pensera sans cesse au travail.

6 – Joue!

Joue à un sport, amuse-toi à faire des bulles de savon avec tes enfants ou tes petits-enfants, joue aux cartes ou à un jeu de société entre amis, amuse-toi avec ton animal de compagnie, fais une guerre amicale de ballounes d’eau, etc.

« Dans un monde où le travail est roi, on est trop fatigué pour autre chose. On veut que le week-end soit le plus inactif et reposant qui soit [ les plaisirs des populations urbaines sont devenus majoritairement passifs : voir des films, regarder des matchs de football, écouter la radio, etc. Cela résulte du fait que leurs énergies actives sont entièrement prises par le travail ] » (Onstad. 2018 : 122).

7 – Entretiens des liens amicaux et humains!

Cultive tes amitiés, tes relations et tes nouvelles connaissances. Être avec des gens que l’on aime, que l’on admire ou que l’on apprécie apaise la souffrance, te déconnecte de la dure réalité et te donne la force de continuer avec plus de vitalité.

Lieberman, scientifique de l’évolutionnisme, voit un mécanisme de survie et constate que « notre besoin de connexion sociale est si ancré en nous que son absence peut être littéralement une source de souffrance physique […] En Amérique du Nord, l’isolement social est en hausse et des études [ démontrent que la quantité comme la qualité est en baisse. La cause : le manque de temps et l’épuisement ] » (Onstad. 2018 : 80). Pourtant, ces liens sont vitaux pour être heureux et sentir que l’on vit une vie riche de sens.

8 – Évite de te faire engloutir par les tâches, listes et autres corvées plates!

As-tu tendance à voir la fin de semaine comme un moment pour rattraper toutes les corvées que tu n’as pas eu le temps de finir la semaine et en plus, de t’avancer sur celle à venir? Si c’est le cas, peut-être as-tu besoin de lâcher du lest? Je sais, une maison impeccable te rend toute émerveillée et heureuse. Toutefois, la poussière, elle, n’est pas d’accord. Elle est là, peu importe combien de fois tu la chasseras. Même chose pour les vêtements sales, les tâches de savon sur la vitre de la douche et les jouets des enfants qui ont cette attraction contraire entre eux qui leur permettent de ne jamais être ensemble dans une même pièce… ils sont partout. C’est juste le bordel.

Tout de même, essaie juste d’en faire moins la fin de semaine et de t’accorder plus de temps pour les loisirs plaisants. Oui, oui, ta maison sera plus sale et en désordre et il se peut que tu manges une simple omelette le lundi et un potage de “tout ce qui reste dans le frigo” le mardi … et puis? Bref, le mot d’ordre c’est : fais-en moins!

« Le spleen du dimanche ne s’explique pas seulement par un sentiment d’angoisse à l’approche de la semaine de travail, mais par la culpabilité d’avoir échoué à combler les attentes du week-end. [Laisse tomber le fantasme du week-end parfait et de la maison parfaite et pose-toi la question ] : Qu’est-ce qui donne de la valeur à mon week-end (exemple : un hobby) et qu’est-ce qui m’empêche d’y arriver (exemple : les tâches ménagères)? » (Onstad. 2018 : 164). [ Fais disparaître le stress Pinterest et les images sophistiquées de home staging que Martha Stewart nous a transmises pour faire place à ce qui a du sens] (Idem : 167).

Autre point d’intérêt, c’est prouvé statistiquement, c’est encore les femmes qui ont, en plus grande proportion, la corvée des tâches ménagères en plus de s’occuper des enfants, de travailler à temps plein et de subvenir aux besoins de la famille. « De toute évidence, le meilleur moyen pour les femmes de ne plus supporter ce poids et de s’octroyer des loisirs, c’est que les hommes en fassent plus et cèdent un peu de leurs temps libres. » (Onstad. 2018 : 167).

L’auteure suggère des solutions comme faire le ménage une demi-journée par jour maximum la fin de semaine. Ce qu’il restera tant pis! « Tolérez un certain degré de pagaille », dit-elle. Ça a du sens. Les enfants peuvent aussi aider.

9 – Diminue ta consommation!

L’activité numéro 1 partout dans le monde : magasiner. Si tes temps libres sont constamment dédiés au magasinage, cela va de soi, il en reste moins pour faire autre chose. De plus, le magasinage est un gouffre financier pour plusieurs qui n’ont pas assez de main pour tenir toutes leurs cartes de crédit. Ne vous flagellez pas si c’est votre cas, ce fut aussi le mien pendant longtemps.

« Nous vivons une époque de surconsommation, de dettes record, et d’incessantes publicités. […] Les travailleurs d’aujourd’hui sont pris au piège d’un “cycle de travail et de dépense” qui est à la fois un produit de nos interminables journées de travail et qui contribue à les perpétuer. De longues journées de travail nous permettent de gagner plus. Et gagner plus, c’est dépenser plus […] Faire de longues journées diminue le temps de loisirs et une certaine culture de l’essentiel : la famille, la communauté, le plaisir. Mais c’est sans fin. Aucune dépense ne nous comblera jamais complètement parce que nous ne cessons de lorgner la richesse du voisin, de nous indigner de ce qui nous manque » (Onstad. 2018 : 135).

10 – Trouve-toi un hobby!

Quel hobby as-tu pratiqué ces dernières années? Un passe-temps qui est complètement désintéressé, que tu fais pour le plaisir uniquement sans objectif d’être parfaite, efficace ou organisée. Ça sert à quoi de pratiquer un passe-temps qui en bout de ligne, ne te servira à rien? Justement, c’est ça l’objectif. Dans un monde où « le temps c’est de l’argent», il est impératif, pour conserver une certaine santé psychologique, que tous tes faits et gestes ne soient pas commis dans des objectifs de productivité, d’efficacité et de d’organisation. C’est sain et c’est tout. Ce n’est pas de la paresse, c’est de faire le contraire du travail pendant un temps pour se ressourcer.

« La plupart des hobbies sont des refuges personnels, un espace privé dans la semaine où l’on est libre de développer sa maîtrise pour son seul plaisir » (Onstad. 2018 : 146).

11 – Fais du sport en toute convivialité!

Organise une activité sportive avec des amis ou de la famille. Tu ne veux pas monter la prochaine équipe de hockey de la LNH ni faire de tes amis des David Beckham (joueur célèbre de soccer). Tu veux t’amuser, te divertir. That’s it! Tu es poche et puis après. On va rire!!!

« L’exercice du week-end, d’après les études, vous permettra de mieux travailler les cinq autres jours de la semaine. Une étude de longue haleine a montré qu’en neuf ans, ceux qui ont consacré leur temps libre à des activités physiques avaient l’impression de mieux maîtriser leur carrière professionnelle et d’être moins stressés au travail que ceux qui sont restés physiquement inactifs au cours de la même période » (Onstad. 2018 : 153).

12 – Garde toi du temps pour t’ennuyer!

Pour être créatif, il faut avoir du temps libre et laisser son esprit vagabonder. Pour ce faire, il faut s’ennuyer un peu, autant les enfants que les adultes. « L’ennui favorise l’indépendance, l’autonomie, la créativité […] il permet de s’affirmer, d’exprimer sa singularité et ses qualités. Sans toujours tout faire comme dans les livres, on peut juste se dire qu’il est bon et qu’il est sain que les enfants s’ennuient. Ça nous aide à leur donner du lest. Quand on a du temps libre, tout peut arriver. Une suggestion : faites-en moins, faites-en moins. » (Onstad. 2018 ; 183-185).

« Ce n’est pas pour rien qu’un week-end dure deux jours –
la santé physique, émotionnelle et mentale est menacée si on le raccourcit»
(Onstad. 2018 : 53).

 

BIBLIOGRAPHIE

Tout le texte est inspiré de ce livre excellent et inspirant de la journaliste (très bonnes recherches, analyse poussée, mais accessible) et écrivaine :

Onstad, Katrina. 2018. « Où est passé mon week-end? Retrouver les bienfaits du farniente ». Les Éditions de l’Homme, 245 p.

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