Se concentrer sur nos qualités et accepter ce qui nous déplaît

say-yes-to-the-live-2121044_1920

La journée où je me suis concentrée sur mes qualités plutôt que sur les aspects de moi-même à améliorer, j’ai commencé à avoir une meilleure estime personnelle. Dans notre société moderne, il est beaucoup question de dépassement de soi. Peut-être est-ce seulement moi, mais j’ai alors tendance à me scruter à la loupe afin de m’améliorer constamment. C’est éreintant! À force de me concentrer sur ce qui va moins bien et de me mettre de la pression, je deviens perpétuellement insatisfaite de moi-même.

Et si on changeait la donne : pense à ce que tu aimes de ta personnalité, à tes qualités, aux parties de ton corps que tu apprécies ou aux gestes que tu as posés qui font du bien, à toi et aux autres! La perception que tu as de toi-même deviendra plus positive et la vie t’apparaîtra déjà plus belle.

L’acceptation et l’estime (l’amour) de soi

L’acceptation de soi, c’est la première étape. « C’est cet état de passivité qui nous pousse à accepter ce que l’on est. C’est d’arrêter de lutter ou de se battre contre soi-même. J’arrête alors d’être à contre-courant » (Chery. 2018).

L’amour (l’estime) de soi, c’est de passer à l’étape supérieure, ce qui permet « d’apprécier la personne que l’on est, de donner de la valeur à ce que je suis, à mon corps et à ma personnalité. Je vais dans le courant » (Chery. 2018).

Oui, je suis pas pire

Probablement que l’éducation et la forte tendance à ne pas vouloir passer pour une prétentieuse font qu’accepter un compliment de bon coeur ou miser sur ses qualités, ce n’est pas facile.

Quelques exemples :

– Wow! Tu as fait une belle présentation, c’était vraiment super!
– Bien voyons, il n’y a rien là. Ça c’est fait tout seul. J’avais un bon public!

– Ho! Tu es tellement bien belle dans cette robe, elle te va super bien!
– Je ne l’aie pas payé cher. Après 2 heures à s’arranger, n’importe qui serait pas pire!

– Mmm! C’est délicieux ta soupe.
– Oui, elle n’est pas mauvaise.

C’est difficile pour moi d’accepter les compliments. Autant les critiques me blessent étant donné tout le coeur que je mets au travail, autant je suis inconfortable face aux compliments.
J’y travaille.

– Mmmm! Ta soupe est délicieuse.
– Merci! J’ai mis du coeur à la faire. Je suis contente que tu l’aimes. C’est vrai qu’elle a bon goût.

– Ho! Tu es bien belle dans cette robe, elle te va super bien!
– Merci, c’est gentil! Ça va être une super soirée! J’ai hâte qu’on sorte ensemble. Ça fait du bien de prendre du temps pour soi et de se pomponner un peu.

Sans être une égoïste-narcissique-vantarde-“m’as-tu vu”-arrogante-prétentieuse-et-pédante, j’essaie de me voir avec une plus grande sensibilité, avec plus de douceur, sans critique et de plus d’amour pour moi-même. C’est sain et positif de se trouver des qualités!

Vouloir être une star de la confiance en soi

De la petite enfance à l’âge mûr, on veut paraître confiante, être sure de soi et à l’aise dans toutes les situations. Nous apprécions ceux qui dégagent l’assurance et cherchons à trouver leur recette secrète. L’humoriste Lise Dion disait en entrevue  :

« T’a beau refléter quelqu’un qui a confiance,
ça ne veut pas dire qu’en dedans tu l’as!
Tu reflètes ça pour te protéger
mais c’est pas [nécessairement] ça que tu ressens.»

Et oui. Pour se protéger, l’esprit se crée des moyens de défense : faire semblant, parler plus fort que l’autre, juger (soi-même ou les autres), critiquer, s’isoler, rationaliser, jouer un personnage, etc. Il ne faut pas s’en vouloir, c’est inconscient. On le fait pour se défendre. Il faut juste pas rester là.

Combien de personnes sont réellement en pleine confiance? Très peu. Pour une personnalité publique pétillante et qui dégage beaucoup d’assurance, c’est toujours surprenant d’apprendre que la confiance n’a pas toujours été au rendez-vous :

«Je ne me dirai pas : je ne vaux rien, ce que j’ai pensé très longtemps. Plus maintenant. J’ai appris à faire la part des choses. » (Castel. 2016, 96).


La confiance, ça se travaille. « Ce n’est pas un processus linéaire.
Il n’y a pas de baguette magique. C’est un travail constant sur soi »
(Chery. 2018).

 

Il y aura certaines périodes de notre vie où l’amour de soi sera plus facile à ressentir : le début d’une belle aventure professionnelle qui nous comble ou d’une nouvelle relation de couple. D’autres périodes feront la vie dure à notre estime : rupture, congédiement, conflits avec ses enfants.

« Dans les épreuves, c’est là qu’on a d’autant plus besoin de pratiquer l’amour de soi » (Chery. 2018).

Quand on tue le rêve avant même d’avoir essayé

Souvent, nous sommes la personne qui se freine le plus. Nous n’avons même pas besoin des commentaires des autres pour se critiquer. Nous avons très bien emmagasiné quelques critiques bien senties et nous les ressassons. Nous brisons ainsi, sans trop s’en rendre compte, nos rêves.

« J’y ai beaucoup réfléchi, et je crois avoir trouvé pourquoi ma carrière d’interprète n’a pas tenu ses promesses. Je l’ai tuée moi-même à cause d’une mauvaise critique […] Je ne croyais plus en mon talent. » (Castel, France. 2016, 43).

Pourtant, « plus vous aurez confiance en qui vous êtes, moins vous serez susceptible d’être blessée par des atteintes extérieures. Quand vous aurez remusclé votre estime de vous, que vous aurez un projet de vie en totale cohérence avec votre personnalité et vos valeurs profondes, vous avancerez sereinement, forte de votre vision positive, et vous n’aurez plus peur. Vous serez alignée, en harmonie avec vous-même et l’univers » (Giordano, 2017, 113).

Sortir de l’ombre

Il y a des aspects de notre personnalité qui sont peut-être plus faciles à accueillir pour être dans l’amour de soi : être serviable, gentille, généreuse, persévérante, etc. C’est facile de donner de la valeur à ce que l’on aime de soi (Chery. 2018). Par contre, il y a d’autres facettes pour lesquels c’est plus difficile : tendance à la colère, à l’anxiété ou à l’hypersensibilité, car elles ne sont pas tant valorisées dans notre société. C’est aussi une question d’éducation.

Particulièrement, j’ai besoin de ne pas me sentir isolée et de parler de ce que je ressens avec sincérité. « Quand on parle de nous avec authenticité, on sort de la honte et de l’isolement. On choisit de nager dans le courant » (Chery. 2018).

Analyser quels sont ses besoins

La base de toute bonne communication, relation ou estime de soi, c’est de bien pouvoir cerner ses besoins et ses émotions afin de les exprimer. Lorsque tu te juges sévèrement, prends une pause pour t’analyser. C’est un mécanisme de défense et ce n’est pas grave, mais ne reste pas là. « Le jugement empêche l’amour de soi » (Chery. 2018). Prends soin de toi en acceptant une facette qui te plaît moins et essaie de sortir du jugement que tu portes sur toi.


Qu’est-ce qui se cache derrière le personnage que je suis en train de jouer?

Respecte ce que tu es.

« Le premier acte d’amour envers soi-même c’est de ne pas se mettre de pression. L’objectif, c’est de s’accepter et de s’estimer. Être dans ce que je suis pleinement.

Projection, imaginaire et idéalisation de l’amour de soi

Avez-vous déjà pensé ou dit :
« Quand je vais perdre 5 kilos, je vais m’aimer.
Quand je vais avoir un meilleur emploi, je serai enfin fière de moi.
Quand j’aurai réussi à vaincre ma timidité, je pourrai mieux vivre. »

« Je dois m’aimer comme je suis présentement,
là, maintenant.
»
(Chery. 2018).

Apprendre à aimer son corps – Rayonner de l’intérieur

Qui peut être confiant en détestant son propre corps? On naît avec un corps et un visage.

« Regardez-vous bien, et dites-moi maintenant ce qui vous plaît le plus dans votre physique? » (Giordano. 2017, 111-112).

« Vous allez donc tout faire pour mettre vos atouts en valeur, et focaliser votre attention dessus plutôt que sur vos petits défauts, dont tout le monde se fiche. Gardez toujours à l’esprit l’exemple de certaines femmes pas si jolies que ça et qui ont eu pourtant un succès fou » (Idem).

« Mais ce qui compte le plus, vous l’avez deviné, c’est ce que vous dégagez de l’intérieur. La confiance en soi est votre plus bel atour. Rayonnez et vous serez irrésistible! C’est en vous remplissant de belles choses que vous serez attirante. Croyez-moi, la bonté et la bienveillance brillent plus que les bijoux les plus beaux! Ce que vous êtes à l’intérieur se voit à l’extérieur » (Idem).

Retrouver son pouvoir

Je suis une adulte, j’ai des outils : redevenir authentique avec moi-même, avec ce que j’aime de moi et ce que j’aime moins. Ne vous mettez pas de pression, posez des gestes d’acceptation au quotidien (m’arrêter, écouter, ressentir, accepter) et soyez responsable (ce n’est pas la faute des autres, je me choisis, je reviens à moi) (Chery. 2018).

« Changer ce n’est pas se changer.
C’est retrouver la vraie nature sous le personnage. »
(Chery. 2018)

 

BIBLIOGRAPHIE

Castel, France. 2016. « Ici et maintenant ». Les Éditions La Presse, 208 p.

Cherry, Florence. 2018. « Conférence : S’aimer comme on est ». Thérapeute en Relation d’Aide. Approche non directive créatrice (ANDC). Centre de relation d’aide de Montréal (CRAM).

Girodano, Raphaëlle. 2017. « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une ». Éditions Édito, 264 p.

Suivez et cliquez j'aime

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

8 + 17 =