Être responsable de son bonheur, ce n’est pas ce vous pensez!

Je me rends compte que j’ai toujours confondu la responsabilité de mon bonheur avec le sens du devoir et le sens des responsabilités tel que défini dans le dictionnaire ou par l’éducation en général. Une bonne dose de « il faut » et de « je dois » qui me contraignent et même, me rendent malheureuse :

  • Il faut être responsable de ses actes ;
  • Il faut être obéissant à ses parents, venir en aide à notre famille et à nos amis ;
  • Il faut réparer le dommage causé par nos actions ;
  • Je dois être disponible pour ceux qui ont besoin de moi ;
  • Je dois me sacrifier pour mes enfants pour qu’ils aient tout ce dont ils ont besoin dans la vie ;
  • etc.

Après avoir assisté à une conférence sur la responsabilisation, quelle ne fut pas ma surprise de m’apercevoir que j’étais dans le champ de patates.

Responsabilité au sens de l’approche non directive créatrice

D’abord, « il n’y a pas de notion de faute. C’est humain d’être parfois irresponsable alors ne vous mettez pas autant de pression », dit la conférencière (Chery. 2018). C’est déjà un choc pour moi qui ai le sentiment de culpabilité facile. La responsabilité selon cette approche c’est « la capacité d’un individu à se prendre en charge, à s’assumer et à se réaliser le plus possible » (Chery. 2018). « Se responsabiliser, c’est se choisir. C’est passer du pouvoir que l’on donne aux autres pour revenir à soi [ pour définir un chemin qui mène vers davantage de liberté ] » (CRAM. 2018 : En ligne). La liberté, j’en ai besoin. Je suis toute ouïe!

Retour vers soi

J’ai besoin que l’autre prenne soin de moi, car il y a des actions qui sont difficiles pour moi : dire non, me restreindre sur certains excès, poser mes limites, dire « ça suffit », m’affirmer, etc. Je peux aussi avoir besoin de l’autre pour combler mes besoins que j’ai de la difficulté à satisfaire par moi-même. Si l’autre ne réussit pas à combler mes besoins, je le rends responsable de ma souffrance. « Tu aurais dû arrêter de mettre du vin dans ma coupe, là j’ai un méchant mal de tête et en plus, je vais prendre du poids ». En réalité, c’est moi-même qui n’ai pas été capable de cesser de boire et qui a de la difficulté à ne pas manger autant. En responsabilisant l’autre de ses propres actions, ce n’est pas grave, il n’y a pas de faute, mais je me déresponsabilise.

Temps d’arrêt et questionnement

Prenez-vous du temps, une journée ou une fin de semaine paisible, pour vous questionner. Qu’est-ce qui m’amène à donner mon pouvoir à l’extérieur? Quelles sont mes zones de vulnérabilité? Quelle est la peur cachée sous le jugement que je viens d’émettre? Qu’est-ce qui part de moi et qui fait que je reste dans l’irresponsabilité? Pourquoi je n’exprime pas ce que je suis? Quels sont mes besoins sous-jacents à ma peur? Poursuivez ensuite au quotidien votre introspection.

Aujourd’hui, je suis une adulte, je ne suis plus une enfant.
J’ai les ressources pour me rendre heureuse.
J’ai la capacité de le faire en toute liberté :
sans avoir besoin de l’opinion des autres,

selon mes goûts, mon rythme et mes besoins à moi.

Le sens du devoir, ce n’est pas être nécessairement responsable

Montrer l’exemple, se dévouer et s’occuper d’un membre de la famille ou de ses propres enfants, ça peut être très  bien … Sauf si c’est lourd, que cela représente un sacrifice et que c’est insatisfaisant, alors, ce n’est pas responsable. Respectez-vous! C’est à l’autre de se prendre en charge. Attention, il ne s’agit pas de ne plus rendre service. Il s’agit seulement de cesser de se sacrifier pour les autres ou de sentir un poids constant sur ses épaules. Prendre en charge le bonheur des autres, ce n’est pas responsable. Les peurs (de me tromper, de me prioriser, de déplaire, de perdre une relation) qui découlent de mon sens du devoir aigu me font tomber dans l’irresponsabilité.

Donnez-vous des fleurs

J’ai souvent demandé l’opinion des autres avant de prendre action. En réalité, qu’est-ce que cela cache : peur de déplaire en prenant une décision qui ne fasse par la majorité, peur du rejet ou peur de me tromper. Toutefois, la réponse des autres à mon questionnement n’est pas ma réponse à moi. J’essaie de me redonner des fleurs en me disant que je suis capable d’analyser et de prendre une décision selon mes critères. C’est un travail sur moi que je dois faire. C’est difficile, mais ça me reconnecte avec moi et avec mes besoins.

Retrouver votre liberté

Les autres sont responsables de leurs problèmes. Même s’il s’agit de vos propres enfants. Ça surprend, non! Moi, je suis presque tombée en bas de ma chaise. On le sait, lorsque notre enfant souffre, c’est insupportable. On aimerait souffrir à sa place. Mais, on ne souffre pas à sa place, on souffre avec lui. Qu’est-ce que cela amène de bon … pas grand chose. Nous sommes responsables d’écouter nos enfants et de les guider du mieux que l’on peut, mais nous ne sommes pas responsables de ce qu’ils vivent. Si tu t’oublies dans une relation, tu souffres (victimisation, impuissance, manque de confiance). Tu n’es pas un sauveur. C’est correct d’aider l’autre, je le répète, mais pas à son propre détriment. Comme le disent les agents de bord, il faut que tu te donnes de l’oxygène avant d’en donner à une autre personne.

Restez sensible envers vous-même et analysez ce qui se passe en vous. Les peurs et les besoins sont difficiles à déceler et à exprimer. Pour ce faire, j’essaie de prendre du temps pour moi, pour m’écouter avec bienveillance et sans critique en tenant compte de mes limites.

Être responsable, c’est la voie de l’autonomie.
En rénovant ses conceptions, nous pouvons arriver
à être plus heureux et plus libres.

Bibliographie

Tout l’article est un résumé de la conférence présentée par Florence Chery, thérapeute.

Chery, Florence. 2018. « La responsabilité, avoir son pouvoir entre ses mains ». Conférence. Thérapeute en relation d’aide. Approche non directive créatrice. Centre de relation d’aide de Montréal (CRAM). Pour plus d’informations : https://www.cramformation.com/developpement-personnel/conferences-ateliers/la-responsabilite-avoir-son-pouvoir-entre-les-mains 

CRAM. 2018. « La responsabilité ». En ligne. https://www.cramformation.com/developpement-personnel/conferences-ateliers/la-responsabilite-avoir-son-pouvoir-entre-les-mains. Consulté le 15 mars 2018.

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Une pensée sur “Être responsable de son bonheur, ce n’est pas ce vous pensez!”

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