Ralentir! La vie va trop vite!

Avant d’intituler mon blogue «Rénove ta vie», j’avais choisi comme thème le mot Ralentir. Je sens qu’il est primordial de modifier mon rythme de vie de type Formule 1. J’ai trouvé ça cool pendant un temps d’être à 100 milles à l’heure. Mais là, j’ai l’impression que tout doit aller vite … trop vite :

  • habillés comme des cartes de mode, les enfants doivent apprendre tout immédiatement et être premiers partout ;
  • efficaces, organisés et productifs, les adultes ont toujours leur cellulaire sous la main, doivent concilier le travail et la famille et gérer la pression des médias sociaux ;
  • en voiture, je conduis assurément plus vite que Michael Shumacher pour arriver à temps à tous mes rendez-vous ;
  • même au guichet automatique, je dois être efficace. La machine de tôle me met la pression à chaque fois que je presse un bouton. Elle me BIP BIP sans relâche et me flash ses lumières. Bientôt, le monsieur derrière moi qui regarde sa montre, soupire et piétine sur place, perdra connaissance ;
  • au cours de spinning pour lequel je cours comme une poule pas de tête sur mon heure de dîner, j’ai comme motivateur d’un côté : une musique techno qui décape les oreilles et de l’autre, un entraineur ultra motivé qui sue à grosses gouttes dans sa combinaison stretch et qui hurle tel un commandant de l’armée dans son micro… ce qui me pousse à spinner davantage;
  • même quand je veux me détendre et que je joue à Juice Jam (un petit jeu tata du style candy crush) le petit lapin dans le haut de l’écran me fait la baboune quand je manque mon coup. Là le lapin, c’est trop!

Juste de penser à mes journées folles et à la pression qui vient de tous côtés, ça me brûle! Après ces moments de stress, je me suis décidée à me rendre au chalet, question de me détendre. Je réussis après quelques jours, des mojitos et des séances d’observation du feu qui crépite. Mais la routine s’est vite remise en marche dès mon retour à la maison.

Quoi faire contre le stress
et la vie complètement folle dans laquelle nous vivons?

1 – Écrire ses pensées

Quand je les écris, je libère mon cerveau. J’écris sans autocensure (j’ai un pacte avec une vieille amie qui brûlera mon journal intime en cas de mort subite). C’est très libérateur. Il s’agit de faire face à la réalité et de prendre des actions concrètes pour s’aider. Rien ne s’arrange tout seul.

Mon défi : écrire mes pensées dès qu’elles me tourmentent. Tenter de les analyser et d’en trouver les causes, de découvrir mes peurs ou ce qui me tracasse vraiment? Écrire les réponses qui me viennent à l’esprit. Souvent, je me réponds à moi-même et je m’auto-calme.

2 – Éviter de suivre trop rigoureusement les règles, les codes de bonnes conduites et les principes

Bien sûr, c’est correct d’avoir des principes dans la vie. On ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. Toutefois, lorsque la propension à suivre les règles est trop rigide, j’ai remarqué que cela me faisait souvent plus de tort que de bien. Les gens autour de moi qui étaient moins à cheval sur les principes vivaient beaucoup moins de stress, étaient moins rigides, se sentaient moins coupables et ressentaient moins de peur (la peur de se mettre en avant, d’être jugés ou de déranger).

Exemples de règles rigides souvent accompagnées du fameux “il faut” : dans la vie, il faut toujours dire la vérité (c’est impossible!); il faut être ponctuel (des fois ça peut arriver d’être en retard … et puis? C’est pas la fin du monde.) ; il faut travailler dur (travailler à 80% ou travailler 4 jours par semaine…c’est ben correct aussi).

Un grand nombre de gens se mettent en état de stress
pour gagner l’argent qui va leur permettre de se détendre
Otto Ludwig


Mon défi :
Prendre quelques minutes pour analyser ma journée. Écrire les règles que je m’impose et qui m’ont mis de la pression, ce que j’ai ressenti et comment je pourrais assouplir ma façon de faire.

3 – Réapprendre à être lent

Je veux être rapide dans tout ce que je fais, même lorsque ce n’est vraiment pas nécessaire : quand je fais le ménage, quand je vais chercher le courrier ou quand je conduis la fin de semaine et que je ne suis même pas pressée. Si je peux faire deux tâches en même temps, c’est encore mieux.

C’est mieux d’être lent puis d’arriver,
que vite pis de passer tout droit (1995 : 195).
Félix Leclerc

Aujourd’hui, c’est considéré bien cool d’être rapide, efficace ou de pratiquer des sports de vitesse. Par contre, toujours être rapide c’est épuisant. Par chance, plusieurs se remettent à faire l’éloge de la lenteur : Louis-José Houde, Dany Laferrière, Carl Honoré et Julie Bélanger. Si un verbomoteur comme Louis-José Houde est capable d’être lent, moi aussi!

Mon défi : Inclure quelques éléments qui ajoutent de la lenteur à ma vie et qui me plaisent  … sans être continuellement sur le slow motion dans tout. Vous pouvez prendre des idées des nombreux courants slow qui existent : le slow food, le slow life, le slow management, le slow cosmétique, etc.

4 – Lire au lieu d’écouter la télévision

Lire rapproche aussi de la lenteur et du bien-être. Ça repose l’esprit tout en éveillant ma créativité (je dois imaginer les personnages par moi-même, les décors et réfléchir). À l’inverse, quand je regarde la télé, j’en viens à trouver ma vie moche en titi à côté de celle de Jessica Alba ou de Ryan Gosling.

Mon défi pendant un mois : être moins scotchée sur un écran et lire davantage (ou autre passe-temps paisible). L’objectif n’est pas de cesser complètement d’écouter la télé, j’aime trop ça. Juste l’écouter moins et de lire davantage. J’ai beaucoup apprécié même si les premiers jours, j’étais en manque de télé!

5 – Réapprendre à ne rien faire

Quand je fais rien, je stresse. Je pense que je perds mon temps et je me sens coupable. Je me dis qu’il y aurait bien une brassée de lavage à faire, l’auto à laver, du ménage, les poubelles à sortir et la cage du lapin à laver. Juste une lumière rouge trop longue me stresse et je regarde mon cellulaire pour essayer d’être efficace pendant ces quelques secondes de “perte de temps”. Mais qu’est-ce que c’est que ça! J’ai essayé de réapprendre à être bien à ne rien faire, comme lorsque j’étais ado. J’étais tellement bonne dans ce temps-là pour chiller.

Mon défi : ce dimanche, je me prévois la journée pour ne rien faire : j’écoute un film relaxe ou je m’évache sur le divan en écoutant de la musique. Peu importe quoi, mais faire quelque chose par laquelle j’ai l’impression de ne rien faire. Rien ne pourra faire modifier mon horaire.

6 – Respirer

Je respire beaucoup avec le haut de la poitrine et à force de courir dans tous les sens, je suis épuisée en fin de journée. Afin de retrouver ma respiration de bébé (avec le ventre) qui est idéale, j’ai donc débuté le yoga. Bon! Je dois être bien honnête, je trouve ça plate en diable. Moi qui suis toujours sur une peanut et qui aime les activités qui bougent … mais ça fonctionne quand on est un paquet de nerfs ambulants. Les premières séances, j’hallucinais. Avec de la pratique, je m’améliore. Suggestion d’une maître yoga inspirante : Nicole Bordeleau.


Mon défi :
essayer le yoga pendant un mois le soir quand les enfants sont couchés (courtes séances de 20 minutes juste avant de se coucher). Il se pourrait que vous trouviez ça plate!!! Vous êtes avertis. Mais c’est très bienfaiteur.

7 – Changer d’emploi

Si ta job t’ennuie à mourir ou qu’elle te stress à mort, change! C’est plus facile à dire qu’à faire … mais en réalité, il n’y a rien de plus facile. En fait, je change jusqu’à ce que je trouve le bon emploi et le bon milieu pour moi. Il faut essayer pour trouver.

 

Pour réussir, il faut trouver de nouvelles voies
plutôt que de parcourir les chemins usés
John D. Rockefeller

8 – Se forcer à se coucher de bonne heure de temps en temps

Ce qui est dur quand on devient parent c’est qu’on n’a souvent pas une minute pour SOI. Alors, quand notre progéniture est enfin couchée, on ne rêve que d’une chose : faire une chose pour soi. Souvent, ce n’est pas une activité qui demande beaucoup d’intellect car on est brûlée nette. C’est donc de regarder une émission qu’on aime (pas Caillou avec sa voix fatigante), regarder un magazine, flâner sur Internet ou prendre un bain de mousse sans un enfant qui essaie de sauter dedans.

Par contre, quand ça fait 2-3 soirs que tu te couches à minuit parce que tu t’es clanchée la saison complète de Games of Throne, c’est après que tu payes. Plus je suis fatiguée, plus la vie est dure et plus j’ai la mèche courte.


Mon défi :
C’est donc bien plate, mais il y a des soirs où je me force à me coucher de bonne heure, en diminuant mon temps pour moi. Demain, j’y gagnerai et mon moment à moi sera plus agréable.

9 – Vivre le moment présent

Toujours s’angoisser, planifier et faire des listes, c’est être constamment en train de penser au futur : qu’est-ce qui pourrait arriver si … comment je vais faire pour … il ne faut pas que j’oublie …

J’ai longtemps cru que cette façon de faire me permettait d’être très efficace, d’être productive et de ne rien oublier. Peut-être, mais à quel prix? Oublier une chose à faire ou un rendez-vous, ce n’est pas la fin du monde. On ne peut pas être irréprochable toujours en tout. Ce qui importe, c’est d’être conscient que le bonheur, il se vit dans l’instant présent. Pour le vivre, j’essaie de lâcher prise en arrêtant de m’angoisser pour le futur. Si j’oublie un souper, on mange une omelette et c’est tout!

Mon défi : Écrire à la fin de la journée 10 moments de bonheur vécus dans la journée. Réaliser qu’est-ce qui me rend réellement heureuse. Dans quel état d’esprit j’étais quand je vivais ce bonheur (au présent, au passé, au futur).

10- Apprendre à dire non et à poser des limites

 « On est programmé à dire oui (même si on veut dire non) et à être gentil. C’est plus facile de dire oui que de dire non. À cause de ça, mon horaire devient hyper chargé. Dire non, c’est inconfortable. Mais, à la fin, on s’épuise car on s’oublie soi-même (Ansembourg. 2016 : En ligne).
 

Voici un petit exemple bien intéressant de Thomas d’Aansembourg,
auteur du livre Cessez d’être gentil soyez vrai!«

Vous êtes invité à aller souper chez des amis.
Vous dites oui en pensant que vous auriez aimé être tranquille à la maison.
Vous avez dit OUI à l’invitation alors que vous pensiez NON.
Vous y allez.
La semaine d’après, ces mêmes amis vous réinvitent.
Pris de court, vous dites encore oui, mais ça commence à peser.
Deux semaines plus tard, une troisième invitation … vous pétez votre coche à votre conjoint : Mais ils n’ont que ça à faire des dîners! Ils nous pompent l’air avec leurs invitations à la noix”

À force d’avoir été si gentil, vous voilà méchant. Agressif.
Personne ne vous a obligé mais vous avez dit un oui gentil »
(Ansembourg. 2016 : En ligne)

 

Voir ce à quoi on dit non quand on dit un « oui gentil » :
Oui : à l’invitation;
Non : à voir ma famille et mes enfants tranquillement ce week-end.

Je tente de démanteler mes habitudes de toujours dire oui et remettre en question mon système de pensée. On ne veut pas déplaire mais j’essaie d’accepter de déplaire. Voici une vidéo explicative si vous êtes comme moi et avez de la difficulté à dire non.

Mon défi :
Discuter avec des amis de cette situation. Voir ce qu’ils pensent si vous dites non. Vous verrez alors qui sont vos vrais amis, ceux qui vous aiment pour qui vous êtes et ceux qui sont vos amis seulement parce que vous êtes gentil.

11 – Faire de l’activité physique, bien manger, diminuer le stress dans sa vie et prendre du temps pour soi

Je le sais que c’est vrai. Je les ai tellement entendus ces conseils là!
Mais, je ne peux pas tout faire à moins d’être Grégory Charles et ne dormir que 4h par nuit. Bonne nuit Grégory !

Bref, je m’exerce à couper sur certains aspects
sans culpabiliser.

Rénove ta vie : Ralentis!

 

BIBLIOGRAPHIE

Ansembourg, Thomas. 2016. « Cessez d’être gentil, soyez vrai ». En ligne. https://www.youtube.com/watch?v=jWTlGcHcQR8. Consulté le 13 décembre 2017.

Billmark, Mats. Billmark, Susan. 2017. « Ce livre va changer votre vie ». Les éditions de l’homme, 216 p.

  • J’ai longtemps hésité avant d’acheter ce livre pour 2 raisons :
    • 1 – le titre … c’est un peu ambitieux, disons cela comme ça ;
    • 2 – La page couverture au dessus jaune serin écrit en rouge et bleu me donnait l’impression d’acheter un livre de psy cheap. Bref, finalement c’est intéressant.

Bordeleau, Nicole. 2017. En ligne. http://www.nicolebordeleau.com/. Consulté le 9 novembre 2017.

Bordeleau, Nicole. 2015. « L’art de se réinventer ». Les éditions de l’homme, 331 p.

Jacquard, Albert. 2005. « La nouvelle petite philosophie ». Éditions Stock. Avec la collaboration d’Huguette Planès, 244 p.

Journal de Montréal. 2016. « Louis-José Houde, lent? ». En ligne. http://www.journaldemontreal.com/2016/12/05/louis-jose-houde-lent-1. Consulté le 13 décembre 2017.

Leclerc, Félix. 2006. « Les fables de Félix Leclerc : les quatre saisons ». Éditions du Trécarré.

Leclerc, Félix. 1995. «Le P’tit bonheur ». Éditeur les Bibliothèques québécoises.

Laferrière, Dany. 2013.« L’art presque perdu de ne rien faire ». Les éditions du Boréal, 389 p.

La slow Life. 2017. « Le mouvement slow ». En ligne. http://www.laslowlife.fr/le-mouvement-slow/. Consulté le 12 décembre 2017.

 

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