Connaissez-vous une personne « burnée »?

Nous sommes entourés de personnes « burnées » … même si, soyons honnête, nous pouvons avoir nous aussi certains comportements « burnés ». Alors, êtes-vous ou connaissez-vous une personne « burnée »?

Définition de la « burnerie »

« Ensemble des comportements produisant un impact négatif sur l’entourage professionnel ou personnel (Giordano. 2017, 327).

Caractéristiques du « burné »

  • A un égo surdimensionné ;
  • Se croît meilleur que les autres ;
  • A le jugement facilement et critique ;
  • Penchant pour les jeux de pouvoir ou les rapports de force ;
  • Ne fait pas souvent de compliments et démontre peu de signes de reconnaissance ;
  • Ne cherche pas à discuter, cherche à avoir raison ;
  • Aime imposer sa présence et sa vision, monopolise l’attention ;
  • Adore se sentir indispensable, veut contrôler et est perfectionniste ;
  • Manque d’écoute et d’empathie ;
  • Impatient, intolérant ;
  • Se prend au sérieux ;
  • Ne veut pas montrer qu’il est faible, cache ses émotions ;
  • Aime afficher qu’il est performant ;
  • Penchants dominateurs, narcissiques, agressifs, orgueilleux, castrateurs.

Quelques exemples de comportements burnés :

  • Au volant de sa voiture, il est impatient, sacre, méprise les autres, dépasse inutilement et montre son insatisfaction en accélérant brusquement, fait rugir sa voiture pour attirer l’attention sur son bolide, prend des risques pour montrer sa puissance et sa force par l’entremise de sa voiture ;
  • Se croît digne d’un traitement de faveur, aime se sentir spécial au restaurant et être servi en premier … au diable si les autres sont arrivés avant lui ;
  • En tant que patron : il est sans cesse sur le dos de ses employés pour leur mettre la pression ou impose sa « supériorité » en agissant avec aplomb et arrogance afin de déstabiliser ses employés ;
  • En tant que conjoint : il dénigre facilement (ce n’est pas méchant, c’est l’autre qui êtes trop susceptible) ;
  • En tant que bonne copine : en société, elle accapare toujours l’attention et quand vous voulez parler avec elle, impossible d’en placer une ;
  • En tant que parent : il juge systématiquement vos décisions ou votre manière de faire.

Si vous avez des comportements burnés, soyez doux envers vous-mêmes. Personne n’est parfait et la société promeut en quelque sorte ce genre de comportement, alors ne vous flagellez pas.

Restez ouverts et l’esprit aux aguets. « Ce n’est pas votre personne en entier qui est remise en question, mais seulement certains de vos comportements » (Giordano. 2017, 49). « Regarder en face les facettes les moins glorieuses de soi n’est pas facile pour personne, […] c’est en agissant sur vos propres travers burnés que vous changerez aussi votre rapport aux autres (Giordano. 2017, 34-62).

Remèdes « anti-burnerie »

Si vous avez des comportements burnés, voici quelques trucs à utiliser ;

  • L’humour ;
  • L’autodérision ;
  • L’ouverture d’esprit ;
  • Exprimer sa gratitude ;
  • Demander pardon et admettre ses torts ;
  • Sortir de votre zone de confort (faites de nouvelles expériences avec d’autres personnes, montrer vos faiblesses) ;
  • S’ouvrir aux autres et développer son humilité ;
  • Aider les autres, commettre un acte de générosité, rendre service ;
  • Devenir l’observateur de ses propres comportements et ce, sans jugement envers soi. Tenir un journal de bord de ses observations ;
  • « Changer de fréquence intérieure, établir un autre état empreint de paix, de bienveillance et de tolérance. […] Si vous dégagez de l’agressivité, vous attirerez de l’agressivité. Mais si vous dégagez de l’amour, vous attirerez de l’amour … Moralité : devenez ce que vous voulez attirer à vous ! (Giordano. 2017, 63). ;
  • Réaliser que dans l’univers, vous êtes bien petit. Votre impact n’est pas si grand ;
  • Se ramener vers ce qui vous anime, vers plus de douceur, vers des activités que vous aimiez faire ;
  • Ressortir l’enfant en vous ;
  • Se placer dans la peau de l’autre et développer sa tolérance, son sens de l’écoute, sa bienveillance et son empathie ;
  • Vous offrir un moment de relaxation, se reconnecter avec ses 5 sens, prendre soin de soi sans avoir à être performant ;
  • Écouter ses émotions, les observer, se questionner, se retrouver seul et face à soi-même. Cultiver son calme et son bien-être intérieur ;
  • Analyser quelles sont vos croyances, souvent imprimées dans votre cerveau depuis l’enfance qui vous freinent, alimentent des certitudes erronées sur vous-mêmes ou les autres. Changez de disque et répétez-vous de nouvelles phrases qui commencent pas : Je suis capable de …, J’ai la force de …, Je mérite … J’ai confiance … Je me donne la permission de … (Giordano. 2017, 219-221).

Trousse de secours si vous côtoyez un « burné » :

  • Ne pas agir en cocotte-minute (garder sa colère pour soi trop longtemps et exploser), fuir ou subir sans riposter ;
  • Apprendre à recadrer avec des faits ;
  • Apprendre à dire non et savoir imposer ses limites ;
  • Être bref ;
  • Le fameux « parler au « je » et non au « tu » ;
  • Éviter de vouloir blesser l’autre ou d’utiliser la menace… Le traiter de « face de rat » vous permettra de vous vider le cœur sur le coup, mais ensuite, le malaise demeurera et il se peut que la culpabilité et le regret se montrent le bout du nez ;
  • Rester ferme ;
  • Cultiver l’affirmation de soi ;
  • Utiliser la communication non-violente (décrire la situation factuellement, indiquer votre sentiment et vos besoins puis, faire une demande claire, précise et concise).

 

«Votre vie est ce que vous en faites.
Vous devez mesurer votre part de responsabilité dans ce qui vous arrive.»
Ayez le courage de vous remettre en question, de vous transformer.
Ne renoncez-pas à créer le meilleur de vous-même.

 

Bibliographie

Après son roman à succès « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une », Raphaëlle Giordano met en scène un nouveau concept « la burnerie » dans son livre « Le jour où les lions mangeront de la salade verte ». Le concept de la « burnerie » et le texte ci-haut est tiré en entier du livre.

Giordano, Raphaëlle. 2017. « Le jour où les lions mangeront de la salade verte ». Éditions Édito, 335 p.

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