Es-tu fonceur, défaitiste, viveur ou bienheureux?

 

Lequel des quatre rôles suivants te caractérise le mieux? Fais le test!

Le fonceur : il vit pour l’avenir et dans l’avenir

Vous reconnaissez-vous :

  • Le but de la scolarité c’est d’avoir des bonnes notes et un diplôme pour garantir votre avenir ;
  • Être heureux à l’école ou au travail et apprendre par le plaisir ne faisaient/fait pas partie de votre quotidien ;
  • Stressé et anxieux à l’école ou au travail, vous avez peur d’échouer ou d’avoir de mauvais résultats ;
  • Vous attendez sans cesse le moment où vous pourrez enfin vous libérer de tout ce stress (vive les vacances) car c’est le seul moment ou vous ne vous sentez pas obligé de performer ;
  • Vous continuez de travailler dur même si vous n’aimez pas l’école ou votre travail et vous vous dites qu’une fois à l’université … qu’une fois sur le marché du travail … qu’une fois que vous aurez pris votre retraite, etc. vous serez enfin heureux et pourrez ENFIN profiter de la vie ;
  • La recette du succès : sacrifier le plaisir immédiat au nom du bonheur à venir. La phrase « il faut bien faire des sacrifices » fait partie de votre vocabulaire ;
  • Vous suivez un cours parce que ça paraît bien sur votre cv et non parce que ça vous intéresse.

Si vous faites partie des fonceurs, vous n’êtes pas seul, soyez rassuré. « S’il y a tant de fonceurs autour de nous, c’est que notre société renforce ce comportement. Quand nous atteignons notre but, nous prenons, à tort, le soulagement que nous éprouvons pour du bonheur. Plus le fardeau a été lourd, plus le soulagement est fort et plaisant. En confondant soulagement et bonheur, le fonceur continue à courir après les buts qu’il s’est fixés comme si le simple fait de les atteindre un jour était la condition de son bonheur » (56-57).

Réflexion : « Avez-vous parfois l’impression de faire partie des fonceurs? Observez votre vie de l’extérieur : quel conseil vous donneriez-vous? » (58).

Le défaitiste : il vit dans le passé

Ce qui le caractérise, il :

  • A renoncé au bonheur et s’est peu à peu résigné à croire que la vie n’a pas de sens ;
  • Est enchaîné à ses échecs antérieurs ;
  • A acquis une forme d’impuissance, c’est-à-dire que s’il n’est pas parvenu aux résultat désirés dans le passé, il en déduit qu’il n’a aucun contrôle sur sa vie. « C’est comme ça, je n’y peux rien » ;
  • Son raisonnement le conduit au désespoir (quoique je fasse, je ne pourrai jamais atteindre le bonheur) ;
  • Il ignore qu’il existe d’autres options.

Réflexion : « Repensez à un moment de votre vie où vous vous êtes comporté en défaitiste, incapable de voir plus loin que votre malheur présent? Si vous aviez pu observer la situation de l’extérieur, quel conseil vous seriez-vous donné? » (63).

Le viveur : il vit seulement dans le présent

Voici ses caractéristiques, il :

  • Recherche et enchaîne les plaisirs et il fuit les tourments ;
  • Envisage peu les conséquences à long terme ;
  • Change de partenaire quand le plaisir de la nouveauté s’estompe ;
  • Répugne à travailler ;
  • Croit que effort = souffrance et plaisir = bonheur.

« À mesure que le temps passe, le plaisir qu’il retire commence à décroître. Sans défi à surmonter, la vie perd son sens. Nous ne pouvons pas trouver le bonheur en nous bornant à rechercher le plaisir et à fuir les désagréments. Nous sommes conçus pour progresser et non pour prendre nos aises » (60-61).

Réflexion : « Repensez à un moment de votre vie où vous avez vécu en viveur. Quel a été le prix à payer? Le bénéfice?

Le bienheureux : concilie le présent et l’avenir

Le voilà, il :

  • Apprend pour le plaisir et parce qu’il aime ce qu’il fait ;
  • Croit qu’il est possible la plupart du temps de concilier le bonheur présent et le bonheur futur (exemple : aimer un champ d’étude et travailler dans ce domaine plus tard ou encore apprécier les débuts amoureux tout en s’épanouissant dans cette même relation à long terme en faisant des efforts au quotidien) ;
  • Est réaliste. Il ne croit pas au bonheur permanent et il sait que parfois, des compromis sont nécessaires (préparer un examen n’est pas toujours l’extase, mais c’est nécessaire pour exercer un métier que l’on aime).

Réflexion : Comment faire pour être heureux maintenant ET plus tard? Repensez à une ou plusieurs occasions où vous avez pu conjuguer un bénéfice présent et à venir.

 

« Pour atteindre le bonheur à long terme, il faut savourer le voyage vers une destination d’élection. Le bonheur, ce n’est ni parvenir au sommet de la montagne, ni escalader ses pentes sans but, mais vivre l’expérience de l’ascension » (66).

 

BIBLIOGRAPHIE

Le texte en entier est inspiré du livre de Tal Ben-Shahar, enseignant en psychologie positive à Harvard.

Ben-Shahar, Tal. 2008. « L’apprentissage du bonheur ». Édition Pocket évolution, 249 p.

 

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